Edito

Dimanche 18 mars 2018 – 5ème dimanche de Carême (Année B)

A propos du Pardon

A de nombreuses reprises, les Evangiles nous rappellent que Dieu pardonne comme Il guérit et guérit comme Il pardonne. Mortel ou véniel, quand le péché nous atteint, c’est qu’il nous a vaincus. De même, cancer ou simple rhume, le mal se montre, à tel moment, plus fort que nous.

D’où la réaction miséricordieuse du Médecin. Il tient compte des circonstances atténuantes, aussi minimes soient-elles ; au point que le terme de patient s’applique moins au malade, qu’à Celui qui le soigne et le suit.

Il a fallu, d’ailleurs, une longue pédagogie pour que l’homme se découvre pécheur. C’est qu’à l’origine du Mal, un ange ne s’est pas accepté créature et s’est fait faux-dieu. Mensonge destructeur, il lui suffit de solliciter l’orgueil de l’homme pour le pousser à l’égoïsme. Il sait le faire avec une telle habileté qu’il passe inaperçu. Il parvient même à nous faire croire qu’il n’existe pas, alors que nous succombons à ses tentations par une sorte de profonde connivence.

Qui n’a pas été tenté de faire de la raison son idole? Cela a permis au Trompeur de devenir le prince de ce monde. C’est pourquoi, avant même de commencer à évangéliser, le Christ a été poussé au désert pour l’affronter et lui signifier sa défaite finale : ni sécurité du pain, ni folie de la Croix, ni constat que le monde marche à l’idolâtrie ne l’ont fait fléchir. Il a voulu remporter la victoire sur le Mal et la Mort au nom de tous les trompés.

Il a même voulu que la connaissance la plus authentique du Dieu Vivant et Vrai tienne à renaître avec Lui dans le pardon, à la manière dont Jérémie annonçait l’« Alliance nouvelle »: « Je vais pardonner leur crime et ne plus me souvenir de leur péché». Car pardonner du fond du coeur n’est possible qu’avec la « grâce » et la « vérité » de Jésus Christ.

Il nous invite tous à la Journée du Pardon qui a lieu le Mercredi 21 Mars prochain. Très bon Carême!

Père Ippolito Zandonella, vicaire