Edito

Dimanche 4 février 2018 – 5ème dimanche du Temps Ordinaire (Année B)

« Allons ailleurs, afin que là aussi je proclame l’Évangile »

En ce moment, comme « prêtre référent » auprès du lycée technique Passy-Saint-Honoré, qui relève de la tutelle diocésaine de l’enseignement catholique, je fais la tournée des classes de terminale de cet établissement, tâchant de répondre aux questions que m’ont préparées ces jeunes d’environ dix-huit ans.

Ce sont bien sûr avant tout les grandes questions habituelles sur la foi, sur Dieu, sur l’au-delà, ou encore les grands ressorts de la vie : amour, haine… Il s’agit d’abord pour ces grands adolescents de faire écho aux résonances que prennent ces questions dans leur vie personnelle, et aux expériences heureuses ou douloureuses qui en résultent pour eux. C’est un âge où les préoccupations individuelles restent prépondérantes, et une certaine inquiétude devant l’avenir y pousse encore davantage, même si l’accompagnement pédagogique dont ils bénéficient est là pour faire acquérir à chacun une plus grande confiance en soi, et notamment la capacité de maîtriser son emploi du temps et de mener à bien un projet professionnel.

À nous, adultes, de tâcher de favoriser chez les jeunes un certain décentrement de soi. À l’heure où la peur de l’avenir saisit légitimement les esprits, nous avons à témoigner auprès d’eux non pas d’un optimisme béat qui n’a pas lieu d’être, mais de l’assurance qu’aucune réalisation marquée par le souci du partage et de l’entraide ne sera vaine et perdue.

À nous, adultes chrétiens, de témoigner auprès d’eux d’une vie d’Église fondée justement sur le partage et l’entraide, et qui du fait même est capable de répondre aux grandes questions de l’existence humaine qui, autrement, apparaissent souvent comme insolubles.

Père Bertrand Bousquet, vicaire