Edito

Dimanche 29 octobre 2017 – 30ème Dimanche du temps ordinaire (A)

Jérusalem nouvelle

Quand le roi Ezechias, atteint d’une maladie mortelle, voulut obtenir un surcroît de vie, il eut recours à un argument décisif aux yeux de Dieu : « Ce n’est pas le Shéol qui te loue ni la mort qui te célèbre… Le vivant, le vivant seul te toute » ! (Cf. Is 38, 19)

En l’occurence, ce qui émut Dieu le plus dans cette demande du roi moribond, ce fut l’intuition de ce que serait la Vie Eternelle le jour où le Christ l’inaugurerait par sa Résurrection : fête et jubilation sans fin, dans la bénédiction et la louange, par une Pâque qui nous ferait passer de gloire en gloire !

L’initiation à une telle liturgie nous pouvons déjà l’acquérir en Eglise, dans la célébration des sacrements tout au long de l’année. Celle-ci, outre les cycles de l’incarnation et de la Rédemption, nous donne accès à la fréquentation constante et très variée des Saints.

Le sens de la louange est le fruit d’une conversion profonde où l’Esprit Saint, supplantant les interprétations délétères du démon, nous apprend comment, en toute circonstance, Dieu fait bien les choses, puisqu’il est le Seul à pouvoir, quoi qu’il arrive, tirer d’un mal un bien.

L’approche de la Toussaint est l’occasion pour nous de demander cette grâce. Elle nous apprendra à mettre notre joie dans la vérité qui libère et nous ouvre le Ciel. Elle nous donnera aussi le goût de cette nouvelle naissance que nous avons choisie et pour laquelle nous avons été faits.

Notre Foi est dynamique. Si elle demande à être relayée par une Espérance réelle, c’est qu’elle nous entraîne vers une « Jérusalem » qui, pour être « nouvelle », n’en sera pas moins tout entière Charité. Aidons-nous donc, les uns les autres, à vivre « pour le Seigneur » !

Père Ippolito Zandonella, vicaire