Edito

Journée Mondiale des Pauvres

Dimanche 19 novembre 2017, 33ème semaine du Temps ordinaire (A)

Le dimanche 19 novembre, nous fêtons la première journée du pauvre instituée par le pape François. C’est pour nous l’occasion de rendre grâce pour toutes les opérations de solidarité de la paroisse. Rappelons-en quelques-unes emblématiques : une tournée rue a été créée, qui visite les paroissiens de la rue tous les mardis. Elle fonctionne toute l’année et mobilise un nombre grandissant de paroissiens. Une Conférence saint Vincent de Paul jeunes est en train de se monter qui se donne comme première mission d’accompagner les personnes âgées isolées. Nous continuons « Hiver solidaire ». L’année dernière a été très belle, avec une équipe soudée et chaleureuse. Cette année va connaître quelques nouveautés : les locaux ont été échangés avec Habits 16, et les toilettes vont être séparées de la douche, ce qui permet de disposer de plus de place et d’accueillir cinq personnes au lieu de quatre. Les locaux sont repeints par des accueillis de l’association « Aux Captifs la libération » avec la participation des associations familiales catholiques (AFC). Dimanche, à la sortie des messes, des stands seront en place vous présentant nombre de ces activités et bien d’autres, pour vous informer et éventuellement vous donner la possibilité de vous porter volontaire dans l’une des associations. Enfin, le secours catholique organise ce jour-là sa quête annuelle.

Mais la journée du pauvre n’a pas seulement pour objectif de nous motiver à mieux servir les pauvres. Elle vise par-dessus tout à placer le pauvre au centre de nos vies. Jésus ne nous a pas seulement commandé de servir les pauvres, il s’est identifié à eux : « Ce que vous faites au plus petit, c’est à moi que vous le faites ». Adorer Jésus suppose de le contempler dans la personne du pauvre. Pour nous y aider, vendredi 24 novembre à 20h, un concert aura lieu de Grégory Turpin, accompagné d’une chorale de SDF, au profit de l’association « la deuxième marche ». Entendre ces hommes et ces femmes de la rue chanter, reconnaître leur talent, nous laisser captiver par leur don est un excellent moyen de voir la présence de Jésus en eux.

Mais ce travail commence à la maison. Le premier pauvre à servir se trouve chez soi. C’est l’ancêtre vieillissant, l’adolescent en crise, le nouveau-né si fragile. C’est là d’abord que s’exerce une charité concrète, c’est là d’abord que doit se vivre ce regard qui trouve le Christ présent dans le pauvre. Cette journée du pauvre est donc l’occasion pour chacun de nous de demander la grâce de ce regard là où il se trouve.

Père Matthieu Villemot, vicaire