Edito

Dimanche 21 mai 2017 – 6ème dimanche de Pâques (A)

Le monde a besoin de notre espérance

Dans la liturgie de ce sixième dimanche de Pâques, l’apôtre Pierre nous recommande « d’être prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque nous demande de rendre raison de l’espérance qui est en nous » (cf.1P 3,15). Il s’agit de rendre témoignage de ce en quoi nous croyons, mais plus encore, de rendre témoignage à Celui en qui nous espérons. C’est vrai qu’il est difficile aujourd’hui de parler du Christ, que ce soit par crainte de rencontrer l’indifférence, d’être moqués, voire rejetés, même par des proches, ou parce que nous pensons que c’est un travail réservé à des « professionnels », évêques, prêtres, diacres, religieux ou religieuses. Mais c’est justement là, dans une atmosphère qui n’est pas favorable à la foi, que les croyants ont leur place pour « rendre raison de l’espérance ». De quelle espérance s’agit-il ?

Évidemment, on parle de Celui qui est l’unique Espérance d’un monde plongé dans la peur et la détresse. Notre rôle de croyants, c’est de montrer au monde que même s’il y a des défis actuellement, voire des angoisses, tout cela n’aura pas le dernier mot. Il nous faut montrer que Jésus ne nous a pas laissés seuls, que le pauvre a une main tendue pour l’aider, que le pécheur a un coeur miséricordieux qui l’attend.

Comment rendre raison de cette espérance ? L’apôtre Pierre nous dit d’abord qu’il faut vivre dans la sainteté du Seigneur, puis que nous devons rendre témoignage avec douceur et respect. C’est-à-dire que l’espérance chrétienne n’est pas une sorte de motivation personnelle, mais plutôt une vraie confiance dans le Christ, vécue dans la sincérité et la charité. Ainsi, tous ceux qui entrent en contact avec nous peuvent découvrir que les luttes et les peines trouvent consolation grâce au Seigneur.

Père Luis Gabriel Alarcón Navia