Edito

Dimanche 10 septembre 2017 – 23ème dimanche de Pâques (A)

Nous vivons à crédit

Un prêtre s’en va, un prêtre arrive. Augustin Bourgue est un jeune prêtre qui connaît bien le quartier : études à Franklin, scoutisme dans le cadre du groupe St Louis… jusqu’à son ordination diaconale, il y a 5 ans, chez nous. Il tâchera de succéder à Antoine d’Augustin à la messe de 10h30, dite des familles, et au catéchisme qui suit.
Mais il entame aussi une thèse. Ainsi, sur le papier nous sommes le même nombre de prêtres, 7, sans compter le P. Cassio Selaimen qui continuera à s’occuper de la communauté portugaise, tout en demeurant à Notre Dame de Bonne Nouvelle. Belle affiche, en tout cas je l’espère, mais qui masque le fait que seuls deux d’entre nous sont à 100% au service de la paroisse. Même votre curé doit partager son temps avec les Bernardins.
Les chrétiens ne sont pas moins nombreux dans notre quartier, et l’évangélisation qui englobe ceux qui ne le sont pas moins urgente. Heureusement les prêtres ne font pas tout et c’est pourquoi je fais appel à toutes les bonnes volontés. Mais ils sont une denrée rare qui invite à prier pour les vocations, comme Jésus nous y invite (Mt 9,37-38) et, pourquoi pas, à en espérer dans nos familles.
Nous vivons à crédit. C’est à la fois une comparaison avec l’état de notre pays, pour nous alerter, et une situation de fait : le mot crédit vient de croire. Nous avons une dette à l’égard de Dieu, maître heureusement bienveillant qui, d’une certaine manière, nous l’a déjà remise (cf. la parabole qui suit l’évangile de ce dimanche – Mt 18,21-35), à condition que nous travaillions à sa vigne.

Père Michel Gueguen, curé