Edito

Dimanche 24 septembre 2017 – 25ème dimanche du Temps ordinaire (A)

Nouvelles attaques contre la famille

Le Conseil consultatif d’éthique a recommandé l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules. Le gouvernement, avec hésitation semble-t-il, envisage de suivre cette recommandation. C’est là une nouvelle attaque contre la famille avec l’institution légale d’enfants sans pères. Quoiqu’il en soit des développements législatifs qui vont suivre, cette nouvelle attaque nous invite à défendre la famille de nouveau avec résolution. Comment faire ?

Notre première réponse doit être la prière. Nous n’y avons peut-être pas assez recouru dans d’autres étapes de cette lutte pour la famille. La paroisse et le diocèse proposent plusieurs pistes, la prière des mères, le pèlerinage des pères, les équipes de couple, etc. Mais cette prière commence en famille même. La famille est pleinement elle-même quand elle prie. Chaque famille a sa manière de prier, et on ne prie pas avec un enfant d’un an comme avec quatre adolescents, mais chaque famille aura à coeur de trouver le rythme et la méthode qui lui conviennent.

De même, il faut travailler à ce que nos familles soient des lieux d’écoute, de respect mutuel, d’entraide. La famille dite « traditionnelle » est suspectée d’être un lieu d’aliénation et de fait trop d’affaires de violence conjugale ou domestique viennent assombrir le tableau. Nous défendrons la famille en en faisant un lieu de bienveillance mutuelle où le plus faible est prioritaire, d’où toute violence est exclue. Là aussi, les aides foisonnent pour que chaque famille grandisse vers cet idéal.

En particulier, la famille doit être un lieu de miséricorde. Aujourd’hui, nous avons tous dans nos familles des personnes ou des couples qui ont fait d’autres choix que ceux que nous aurions souhaité pour eux ou que ceux que l’évangile leur proposait. Il faut savoir les accueillir et les accompagner avec miséricorde, non pas pour relativiser l’évangile de la famille mais pour éviter de blesser davantage. Juger ne sauvera pas la famille.

Si la première ligne de défense de la famille, c’est la famille elle-même, il faut aussi aider les autres familles quand elles sont en difficulté. C’est une des missions du catéchisme, de la maison st Ho, de la halte-garderie. Apporter aux familles des aides concrètes devant les défis du quotidien.

Il faut aussi transmettre. C’est une des vocations essentielles de la famille. L’année dernière, des ateliers ont eu lieu pour aider les parents à transmettre la foi à leurs enfants. Le catéchisme va continuer dans cette direction, de bien des manières.

Bref, c’est d’abord dans la vie de tous les jours, vécue avec la lumière de l’évangile, que la famille se défend, et c’est seulement quand elle s’est armée sur ces plans-là qu’elle peut utilement en venir à d’autres moyens plus politiques.

Au début de cette année, prions, je le répète, pour que nos familles grandissent dans l’amour, ce sera la meilleure défense que nous puissions donner.

Père Matthieu Villemot, vicaire