Edito

Dimanche 17 décembre 2017 – 3ème dimanche de l’Avent (B)

Un solstice pas comme les autres

En Décembre 167 avant notre ère, quand le roi helléniste Antiochus Epiphane profana le Temple de Jérusalem au point d’y installer un autel à Zeus Olympien, la foi d’Israël connut son point le plus bas et, simultanément, l’essor pour resurgir dans le combat mené par les Maccabées.

Trois ans plus tard, jour pour jour, la résistance du peuple l’emportait et le Temple était purifié par une nouvelle Dédicace. L’autel profané avait été enseveli et remplacé par de nouvelles pierres brutes. Sa flamme, miraculeusement gardée dans le secret d’une grotte, brûlait de nouveaux sacrifices au Dieu vivant et vrai dans l’allégresse générale. On vivait une sorte de résurrection présageant la victoire sur le mal et la mort par le Messie qu’on attendait et qui, pour cela, se ferait Prêtre, Autel et Victime sur une croix. Telle lampe contenant la réserve pour un seul jour, n’avait-elle pas mystérieusement brûlé pendant huit jours? Dès lors, par autant de bougies, Hannouka relaierait la Fête des Tentes, dont le huitième jour était censé manifester à Israël le Sauveur. Or, en dépit de cela, le dernier anniversaire de la Dédicace que Jésus vécut parmi les siens vit ses auditeurs apporter des pierres pour le lapider, parce qu’il venait de leur dire: «Moi et le Père, nous sommes Un».

Plaçant le cycle de Noël au solstice d’hiver, l’Eglise nous invite à l’humilité ; car nous préparer à célébrer joyeusement la première venue du Christ doit nous entraîner à hâter sa deuxième, pour qu’elle ne nous surprenne pas comme l’effraction d’un voleur. Mais, au vu de l’apostasie qui se répand, «trouvera-t-Il encore la foi sur la terre?»

La Transcendance est une Lumière mystérieuse, qui n’a guère à voir avec celles du monde. Prions pour qu’augmente, parmi nous, le nombre des lampes disposées à la porter. Joyeuses fêtes!

Père Ippolito Zandonella, vicaire