Edito

Assidus à la prière

Dimanche 2 juin 2019 – 7ème dimanche de Pâques (C)

Une fois « réalisé l’objet de sa mission », Jésus, Verbe de Dieu, remonte vers le Père. « De même que la pluie et la neige ne retournent pas aux cieux sans avoir arrosé la terre, l’avoir fécondée et l’avoir fait germer », la Parole divine a fourni « la semence au semeur et le pain à manger ». Prédication et Sacrements sont les outils de l’Eglise en vue de l’évangélisation. Reste que « le vouloir et l’agir » nous sont donnés par l’Esprit Saint ; ainsi que le discernement des moyens à prendre et de la Voie à parcourir. Pour qu’Il se manifeste, la seule attitude qui convienne et qu’Il apprécie, c’est la prière.

A sa naissance, l’Eglise est d’abord contemplative du Mystère qui la fait vivre et mettre sa joie dans la vérité. Il s’agit d’une Bonne Nouvelle apte à toucher les humbles et les petits, mais qui risque le mépris des orgueilleux et l’hostilité ou l’indifférence de ce qui compte pour le monde : le mal et la mort ont été à jamais vaincus par le Ressuscité ! A présent, nous pouvons aimer jusqu’à nos ennemis et, par le pardon, redonner l’être à ceux qui sont détruits !

La prière est donc la première mission de l’Eglise. Quelle soit personnelle ou liturgique, elle concerne tous ses membres. Elle s’inscrit dans les faits avec lesquels Dieu dialogue avec chacun. Surtout si l’épreuve nous accable et que l’acceptation la transforme en source de louange. Le Verbe lui-même, quand la croix le rendit inaudible, a laissé parler la souffrance ; car elle seule pouvait faire la vérité jusqu’au bout.

Dans ces dix jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte, l’Eglise se plaît à célébrer la prière pour elle-même, et nous appeler à nous centrer sur elle avec un zèle rénové. Notre feuille mensuelle, intitulée ‘La meilleure part’, a ce but : proposer cette forme d’évangélisation qui, quels qu’en soient l’âge, l’état ou la condition, peut durer jusqu’à notre dernier souffle. S’il est bon pour notre humilité de savoir que nous sommes des « serviteurs inutiles », aucun, en réalité, n’est jamais censé l’être et ce par la grâce du Seigneur Jésus. Dès lors, profitons-en. Nous en récolterons les fruits !

Père Ippolito Zandonella, vicaire