Edito

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi »

Dimanche 28 juin 2020 – 13ème dimanche du temps ordinaire (année A)

Voici une parole exigeante de la part de Jésus. Nous sommes dans un contexte de mission : le Christ envoie ses 12 apôtres. Leur mission est en réalité celle du Christ. Sans un attachement radical à lui, et même sans lui, il est impossible de la remplir. Jugez par vous-mêmes : prêcher l’évangile, chasser les démons, guérir les malades. 

La vocation sacerdotale fournit une bonne illustration à cette parole. Il n’est pas rare que le choix de répondre à l’appel de Dieu s’oppose au désir des parents de celui qui est appelé. Il faut souhaiter que cette opposition se résorbe et que la famille comprenne comme une grâce aussi pour elle-même le choix que le Seigneur fait de l’un de ses membres pour la mission. Mais le choix du mariage peut aussi illustrer cette parole du Christ. On peut en effet entendre en elle un écho de celle de Dieu, c’est-à-dire de son Père, qui déclare : « A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme ». 

Ce samedi, ils sont sept prêtres ordonnés pour Paris. Nous accueillerons l’un d’entre eux à la rentrée : Guillaume Radenac. Il succède au P. François-Xavier Desgrange qui part à Aubervilliers. Il s’occupera donc parmi nous de l’aumônerie de Janson et du Groupe Saint-Louis, il assurera quelques services pour la paroisse. 

Guillaume a connu 7 ans de formation. En premier lieu, une année de fondation spirituelle, une manière symboliquement forte de mettre au fondement de tout, la vie spirituelle. Nul ne peut être prêtre et le demeurer sans un coeur à coeur régulier avec le Christ. Ensuite, la formation s’est déployée dans le domaine intellectuel et pastoral. La formation humaine, quant à elle, a accompagné toutes ces années. A ce parcours général se sont ajoutées pour Guillaume quelques expériences à l’étranger : un premier cycle en Belgique ; au cours de sa formation en théologie, une année de stage au Cameroun et, pour finir, un semestre en Israël. Ce long temps de formation a été aussi un temps de discernement pour le candidat et pour les formateurs, qui ont eu à se déterminer face à l’archevêque à son sujet. 

Ordonné, il est prêtre désormais. Néanmoins les trois premières années de ministère sont aussi des années d’apprentissage. Les différentes communautés chrétiennes qui accueillent des séminaristes, ont eu leur rôle dans la formation. Notre paroisse St Honoré d’Eylau a celui de l’accompagner dans ses premiers pas de prêtre. 

Réjouissons-nous de cette responsabilité qui nous est donnée et tâchons d’être attentifs à l’appel de Dieu, surtout s’il concerne l’un de nos enfants.  

Père Michel Gueguen, curé