Edito

Dimanche 26 mai – 6ème dimanche de Pâques (Année C)

Dieu me garde et me relève !

Un nouveau film sort sur Jeanne d’Arc, un nouveau réalisateur s’inspire de cette jeune héroïne… Comment alors nous, français et catholiques, pourrions-nous nous tenir loin de cette jeune femme, martyre et victorieuse ? Elle s’est appuyée sur le défenseur, l’Esprit Saint, elle nous guide pour traverser nos épreuves.

Il y a d’abord les épreuves courantes de la vie, qui nous donnent le droit de pleurer, de chercher le soutien fraternel et de nous éloigner des méchants pour ne pas être écrasé. De ces épreuves, on peut cicatriser.

Il est une autre épreuve : les manoeuvres de l’Adversaire qui pétrifie le monde dans l’orgueil, vulgaire et égoïste. Comme Jeanne, entrons dans le combat contre l’injustice et pour la paix véritable. Ne refusons pas dans ce cas l’épreuve car rien de grand ne se fait dans la tranquillité. Quand l’épreuve se présentera, entrons dans le combat ; le Seigneur est descendu sur terre pour vivre l’épreuve de la Croix. Il revient à nos côtés, en particulier dans les alliés qu’il nous donne – et la sagesse est d’accueillir ces épreuves ; de ces épreuves, on peut donc triompher.

Mais il est une autre épreuve, terrible : la sanction, fruit rassis de l’aveuglement, du désir trompeur de se conserver dans la jouissance et du mépris du prochain et de la vérité. Nos projets n’étaient que de l’ambition. Alors c’est l’épreuve de l’infécondité ou de la désunion, de l’isolement ou du doute de soi et de l’autre. Le seul secours sera un messager de lumière. Jeanne l’a été pour Charles VII, lui demandant de se mettre à genoux et de reconnaître qu’ils avaient fauté, lui et son peuple. Parce qu’il a reconnu qu’il ne méritait plus ses titres de gloire, il a pu se relever et recevoir à nouveau, des mains de la sainte, la couronne.

Notre coeur ne doit pas être bouleversé, ni être effrayé. Nous devons reconnaître l’épreuve que nous vivons et pleurer, combattre ou nous amender. Fort de l’amour du Seigneur, relevé par sa paix, nous pourrons alors choisir l’unité pour oeuvrer avec le Christ et les autres et, un jour, accueillir la Jérusalem nouvelle.

Père François-Xavier Desgrange, vicaire