Dimanche 24 mars 2022 – 2ème dimanche de Pâques (Année C)
Dimanche de la Divine Miséricorde

« Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère,
d’amour et de vérité » (Ex 34, 6)

Par décision du Pape Saint Jean-Paul II qui suit la demande de Sœur Faustine, le 2ème dimanche de Pâques s’appelle le dimanche de la Divine Miséricorde. Comme il l’explique dans son encyclique Dives in misericordia (1980), la Miséricorde Divine est la manifestation de l’amour de Dieu dans l’histoire meurtrie par le péché. Elle est à comprendre comme l’attribut ultime qui définit tout entier notre Seigneur qui n’est qu’amour et miséricorde (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus).

Dieu met notre condition misérable due au péché dans son cœur de Père qui reste fidèle à ses desseins d’amour. Jésus-Christ, mort et ressuscité, est la manifestation suprême de la Miséricorde Divine « car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jn 3,16). Sœur Faustine note ces paroles de Dieu dans son Petit Journal : « Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais je désire la guérir en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux » (PJ, 1588). Oui, nous devons trembler et pleurer face à notre faute qui est toujours devant nous (Ps 50) ; mais, confiant en la miséricorde divine, ce doit être des larmes de douleurs et de grande joie. « L’humanité ne trouvera pas la paix, tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma miséricorde. » (J.-C. à Sœur Faustine). La miséricorde est ainsi à comprendre comme la compassion du Seigneur pour toutes les formes de peine et de souffrance humaine et spirituelle. Dès lors nous le savons : on peut tomber très bas dans sa vie, on peut peut-être même tomber plus bas que soi, mais on ne peut pas tomber plus bas que Dieu. Rien ni personne ne peut échapper à sa miséricorde. C’est justement parce que nous sommes pécheurs que Dieu vient vers nous avec son cœur miséricordieux. L’abîme de notre misère et de notre péché attire l’abîme de la miséricorde. Le Saint Curé d’Ars martelait qu’il n’y a rien qui offense tant le Seigneur que de désespérer de sa miséricorde. Cette prise de conscience doit alors nous pousser à crier comme Sœur Faustine : « Seigneur, J’ai confiance en Toi ! ».

Seule l’ouverture de notre cœur, qu’il faut savoir briser, peut nous permettre de livrer notre pauvreté à la richesse de Dieu. Saint Paul dit lui-même : « là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5,20). Laissons alors la grâce agir dans notre faiblesse, cassons notre cœur pour que Dieu puisse venir y déverser toute sa miséricorde.

Père Guillaume Radenac, vicaire

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