Dimanche 6 juin 2021 – Saint sacrement du Corps et du Sang du Christ (B)

Eυχαριστώ(*)

Début 2012, le cardinal André Vingt-Trois m’a demandé de venir le voir : « j’ai pensé à toi pour être curé de Saint-Honoré d’Eylau ». Je ne m’y attendais pas et j’ai répondu sans réfléchir : « je suis très honoré ». C’était plat, alors j’ai ajouté : « du lot ». Ça l’a fait rire. En rentrant chez moi, j’ai regardé sur un plan où ça se trouvait. Je ne connaissais ni la paroisse, ni le 16e. J’étais heureux, j’allais être curé. Quitter le séminaire : j’étais passé quasiment sans transition de formé à formateur. Formateur j’étais resté 16 ans. Un travail passionnant et je souhaite au P. Augustin d’y trouver sa joie. Mais un travail austère. J’espérais un ministère plus ouvert, de terrain, plus pastoral. Le Cardinal le savait et je le remercie d’avoir répondu à cette attente et d’avoir pris de son temps pour me le dire. Je n’ai pas été déçu. Peut-être d’abord par la diversité des tâches : « un curé, ça fait tout, du plus noble (l’eucharistie) au plus humble (sortir les poubelles) ». C’est une image. J’ai un tempérament curieux et pratique. J’aime bien m’occuper tout à la fois de choses spirituelles et de choses matérielles. Mais je dois aussi reconnaître que j’ai bénéficié de collaborateurs, salariés et bénévoles, qui m’ont grandement facilité la tâche et permis à mon ministère d’être concentré sur l’essentiel. Saint-Honoré est une paroisse riche. Oui. Riche d’enfants (90 vont faire leur première communion les deux dimanches à venir), riche de capacités : combien de fois ai-je été sollicité pour une nouvelle activité pastorale où m’étaient apportés et le projet et les personnes pour l’accomplir. Riche d’un élan spirituel qui porte et oblige. Pendant toutes ces années j’ai été un curé heureux, je vous dois cette joie. Je la dois aussi à la communauté des prêtres, que vous connaissez bien, et qui m’équilibre beaucoup. À tous je veux dire merci. Il faudrait aussi que je dise pardon car il y a sans aucun doute des attentes auxquelles je n’ai pas répondu, des erreurs que j’ai faites, des défauts que vous avez supportés. Pardon, et s’il vous plaît : je quitte le terrain pour une tâche plus en retrait, sans doute passionnante mais aussi lourde et complexe. Merci de me garder dans vos prières, de continuer à apporter votre dynamisme à l’Eglise qui est à Paris, et de prier pour elle.

Père Michel Gueguen, curé

(*) Merci

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