Edito

Dimanche 7 février 2021 – 5ème dimanche du temps ordinaire (Année B)

Être consacré au Seigneur

Dimanche dernier Saint Paul nous disait : « La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit » (1 Cor 7, 34). En tant que laïque consacrée de Regnum Christi ces paroles ont resonné en moi et m’ont préparé à la fête de la Présentation de Jésus au Temple – jour durant lequel nous célébrons la vie consacrée dans l’Eglise. 

Le site du diocèse explique le lien entre ces deux fêtes : La présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l’offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite. 

Saint Jean Paul II, dans l’exhortation apostolique Vita Consecrata, nous rappelle que, « le premier devoir de la vie consacrée est de rendre visibles les merveilles opérées par Dieu dans la fragile humanité des personnes qu’il appelle ». (VC 20) Oui, nous portons en vases fragiles l’immense don de la grâce de Dieu ! Le Seigneur appelle les petits de ce monde pour manifester la puissance de son amour ! A la suite du Seigneur Jésus, les consacrées professent et vivent les conseils évangéliques de pauvreté, chasteté et obéissance. La pauvreté confesse que Dieu est l’unique richesse de l’homme, la chasteté manifeste le don à Dieu d’un coeur sans partage et l’obéissance témoigne d’une vie à l’écoute de la volonté de Dieu. 

Le chemin des conseils évangéliques m’a apporté plus de joie que je ne le croyais possible ! Non sans difficultés, ni épreuves, ni tentations, ni doutes mais au fond de mon coeur Dieu m’a donné une joie « que nul ne peut m’enlever » (cf. Jn 16, 22). Il m’a promis son amour et il est fidèle, il m’a promis sa miséricorde et il m’a relevé de nombreuses chutes. Je suis heureuse non pas pour ce que j’ai accompli mais parce qu’il s’est penché vers moi et me comble de son amour ! Il ne me reste plus qu’à unir ma voix à Saint Paul pour dire : « Frères, annoncer l’évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile ». 

Edel O’Laverty (Regnum Christi)