Edito

Dimanche 24 novembre – Christ Roi  de l’Univers (Année C)

Jésus Christ, Roi de l’univers

La Solennité de Jésus Christ, Roi de l’univers, clôt l’année liturgique. Cette fête a été créée en 1925 par le pape Pie XI dans l’encyclique Quas Primas. Le Saint-Père a voulu rappeler la Seigneurie de Jésus sur tous les règnes et gouvernements.

Dans la Bible, Dieu avait promis un Messie dans la descendance du roi David (2 Samuel 7,11-13). Et l’ange annonça à Marie : « Tu enfanteras un fils … Et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il régnera à jamais … et son royaume n’aura pas de fin » (Lc 1,31 et suiv.). Jésus est le roi promis qui est venu inaugurer une royauté fondée sur le service et la fraternité (Mc 10,45 ; Mc 9,30-37). Il a parlé du Royaume de Dieu, non pas avec le pouvoir des rois de notre monde, mais comme une force de transformation qui instaure la paix véritable dans le monde entier, fruit de la justice et de l’amour. Les guerres détruisent et tuent. Elles n’ont jamais implanté la paix et la justice nulle part dans le monde. L’ambition de l’argent, l’arrogance, l’orgueil, la corruption ne produiront pas un monde meilleur, ni ne garantiront le bien et la vérité dans les relations sociales et personnelles. Seuls l’humilité, le service et le respect d’une vie digne pour tous sauveront les peuples des guerres, du terrorisme, de la haine et, en même temps, préserveront l’humanité, la nature et le progrès des nations.

La fête du Christ Roi de l’univers a pour but de montrer aux hommes la miséricorde du Père manifestée dans le mode de vie de Jésus. Plus il était méprisé et détesté, plus il pardonnait et aimait tout le monde. Il a accueilli et pardonné à tous ceux qui souffraient parce qu’ils étaient pauvres, humbles ou victimes d’arrogance et d’injustice. Il était le Bon Berger à la recherche de la brebis perdue. Même dans l’agonie du Calvaire, il a offert la miséricorde à ses bourreaux. La croix était son trône royal et de là, il prenait possession de la royauté sur toute la création.

Marie a suivi l’agonie de son fils Jésus. Elle ne s’est pas rebellée. Elle s’est abandonnée entre les mains de Dieu. Avec des larmes et des souffrances indicibles, elle a confirmé le « oui » de l’Incarnation. Par son l’intercession maternelle puisse notre cœur s’ouvrir au pouvoir de la miséricorde divine accordé par les mérites de son Fils, notre Roi, afin que nous puissions dire : « Que ton règne vienne ! »

Père Carlos Alberto Seixas de Aquino