Dimanche 26 septembre 2021 – 26ème dimanche du temps ordinaire (Année B)

La fraternité, au nom du Christ !

Dans l’Evangile de ce dimanche, les disciples protestent car un homme qui n’est pas de leur groupe chasse les démons au nom du Christ. Dimanche dernier, c’est au nom du Christ que Jésus nous demandait de l’accueillir comme on accueille un petit enfant. 

Agir au nom du Christ, n’est pas qu’une formule pour affirmer son identité chrétienne, ce qui n’est pourtant déjà pas si mal étant donné l’époque où nous vivons. Être capable de prononcer le nom du Christ dans son action quotidienne, c’est non seulement placer le Christ au coeur de sa vie, mais c’est aussi le rendre véritablement présent en nous. Avoir le Christ en soi décuple notre humanité en nous rendant capable d’aimer notre prochain comme soi-même et comme Lui nous a aimé. C’est par ce biais que nous devenons, en actes, nous les baptisés, de véritables frères et soeurs du Christ. Le nom du Christ est donc LA source de la véritable fraternité. 

L’archevêque de Paris, dans sa lettre pastorale du 3 octobre, a fait une priorité pour notre diocèse, la « reconstruction de la fraternité ». Il ne s’agit pas de recréer un lien superficiel entre nous qui se délitera à la première secousse. Il s’agit de créer un lien entre nous parce que nous sommes capables de prononcer le nom du Christ et que cela nous engage à agir comme le Christ. Et puisque saint Paul nous dit que Christ est fidèle, ce lien que nous créerons sera du solide ! 

Un lien de fraternité entre les hommes fondé sur le Christ rend présent le Royaume de Dieu sur terre. C’est là que se situe notre mission de chrétien, notre vocation première : rendre présent le royaume de Dieu sur terre. C’est ce que saint Paul, encore lui, appelle vivre en ressuscité. Il ne s’agit ni plus ni moins que de vivre la fraternité, dans la charité la plus parfaite, avec le Christ au milieu de nous. Notre mission est alors extrêmement claire : faire émerger cette fraternité qui réside au fond de notre coeur. 

Mais comme sur ce sujet, nous sommes faibles, notre archevêque nous demande de faire preuve d’inventivité : comment puis-je montrer à l’autre que je l’aime comme le Christ m’aime ? Il a bien raison. Mais avant de proposer des choses sophistiquées, commençons par saluer notre voisin sur le banc de l’église : c’est à partir de petits trucs tout simple qu’émergent les grands projets ! 

Père Sébastien Sorgues, vicaire

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