Le Christ, notre paix

Dimanche 26 décembre 2021 – Sainte Famille de Jésus, Marie, Joseph  (année C)

En cette période de Noël, chassons les idées noires et parlons du bonheur. On oublie trop souvent que la visée de notre religion est la quête du bonheur. Si Dieu a jugé bon de venir sur notre terre en s’incarnant, c’est pour que nous soyons heureux, dès maintenant et pour l’éternité. C’est extrêmement simple à comprendre : Dieu est amour, et l’expérience sensible que nous avons du monde nous dit que rien ne nous rend plus heureux que l’amour. Comme il le dit lui-même, le Christ étant le chemin, c’est par lui que nous accédons à Dieu, donc à l’amour, donc au bonheur. 

Chaque jour, le Christ nous pose cette question : aujourd’hui, veux-tu être heureux ? Si nous répondons par l’affirmative, alors toute notre vie, nos actes et nos pensées, se met sur le chemin de Jésus et c’est de cette manière-là que nous accédons à Dieu et donc à la sainteté. C’est ainsi que notre vie s’ajuste à la vie du Christ, et il en découle que la morale chrétienne, qui peut apparaître aride aux yeux de certains, s’inscrit pleinement dans cette philosophie du bonheur. 

On pourrait éventuellement reprocher au chrétien une conception du bonheur qui ne soit qu’une chimère, une construction de l’esprit car de temps en temps, notre coeur nous trompe un peu en matière d’amour. Mais une chose ne trompe pas : c’est la paix intérieure que nous sommes capables de ressentir physiquement. 

Le prophète Michée avait annoncé que le Christ sera appelé « la paix » et il l’est effectivement. Être baptisé, donc être chrétien, c’est être dans le Christ et réciproquement, le chrétien est celui qui est conformé au Christ et donc, a le Christ en lui. Cela a un effet concret : vivre de son baptême induit le ressenti d’une paix intérieure. Ce n’est pas qu’une paix spirituelle. La paix intérieure est celle qui se ressent dans son esprit et surtout, dans tout son corps. Pour un chrétien, ressentir cette paix est donc le signe que sa propre vie est une vie ajustée à celle du Christ. 

Tout cela pour dire que recherche du bonheur, recherche du Christ et recherche de la paix intérieure ne forment qu’une seule et même quête. L’intérêt d’établir ces liens est qu’en cas de crise, nous avons plusieurs leviers et tout peut s’ajuster : son corps, son esprit, sa foi, sa vie morale. Dieu et l’homme, même combat : que du bonheur ! 

Père Sébastien Sorgues, vicaire

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