Edito

Dimanche 9 février 2020 – 5ème dimanche du temps ordinaire (A)

Le Denier de l’Eglise… pour ceux qui ne le connaissent pas encore

Le Denier est la contribution volontaire qu’un catholique verse pour aider l’Eglise à vivre et à annoncer l’Evangile. Sans lui, pas d’Eglise car celle-ci ne reçoit aucune subvention, ni de l’Etat, ni du Vatican. Les paroissiens de St Honoré sont généreux, fidèles et même capables de miracles. Je veux dire par là que depuis que je suis curé à St Honoré, le Denier est stable et a pu même augmenter, alors que le nombre de donateurs diminue de manière continue. Cette diminution, sans être sensible d’une année à l’autre, est de 200 donateurs sur 8 ans. A ce rythme, dans 50 ans, nous fermerons St Honoré. Vous me direz que dans 50 ans, nous ne serons plus là pour le voir.

Ou alors, vous pouvez penser que ce n’est pas inexorable, que le projet de maintenir cette paroisse dans l’état et le dynamisme que nous lui connaissons vaut la peine. Maintenir, et pourquoi pas faire croître ? Rêvons un peu ! C’est sans doute de rêves que nous avons besoin, mais quelques ordres de grandeur peuvent aider à donner réalité à ces rêves que nous faisons. Par exemple, chassez l’idée qu’un petit don n’a pas d’importance. Chaque don est précieux. On contribue selon ses moyens et la générosité de son cœur. Selon leurs charges, certains choisissent de donner un pourcentage de leurs revenus, par exemple 1% ou 2%. Des étudiants peuvent donner l’équivalent d’un baby-sitting ou d’une place de cinéma. Les jeunes professionnels peuvent souscrire à un prélèvement automatique de 5 ou 10 € par mois. La régularité est importante ! Pour tous, la mensualisation du Denier permet de répartir mois après mois son soutien à sa paroisse. C’est un signe de fidélité, et une source de revenu stable pour la paroisse.

A quoi sert le Denier ? La dernière fois que j’ai fait un appel à l’ambon, j’ai éteint les lumières et coupé la sono. J’aurais pu aussi couper le chauffage mais c’était plus compliqué, et pas nécessairement plus rentable pour un appel à votre générosité. J’aurais pu aussi faire disparaître le prêtre ou le sacristain, mais mes talents de prestidigitateur ne vont pas jusque-là. Sans Denier, nous ne serions pas non plus contributeurs au fonds de solidarité diocésain, en faveur notamment de paroisses moins favorisées. Merci de m’aider à renverser la tendance.

Père Michel Gueguen, curé