Edito

Dimanche 12 mai 2019 – 4ème dimanche de Pâques (C)

Le Dimanche de prière pour les vocations

Nous sommes le quatrième dimanche de Pâques, appelé dimanche du Bon Pasteur. L’image du Bon Pasteur est la plus ancienne représentation de Jésus dans l’iconographie chrétienne. Au cours des premiers siècles, on la retrouve dans les catacombes, les salles de réunions, les maisons des disciples du Christ. On voit habituellement un jeune berger avec une brebis épuisée ou blessée sur ses épaules.
Ce dimanche est toujours choisi pour prier pour les vocations. C’est une belle occasion de méditer sur l’appel que le Bon Pasteur adresse à tant d’hommes et de femmes à choisir une vie consacrée, dans le sacerdoce ou la vie religieuse, mais aussi dans le mariage pour vivre la vocation de tout baptisé : la vie chrétienne.

Je voudrais partager quelques extraits du message du Pape François pour cette journée. Ils peuvent guider nos réflexions sur la vocation et nous faire entrer dans l’esprit de ce dimanche de prière :
• Comme dans l’histoire de chaque appel, une rencontre survient. C’est arrivé avec la personne avec laquelle nous avons choisi de partager la vie dans le mariage, ou quand nous avons senti l’attrait pour la vie consacrée : nous avons vécu la surprise d’une rencontre et, à ce moment, nous avons entrevu la promesse d’une joie capable de combler notre vie.
• L’appel du Seigneur alors n’est pas une ingérence de Dieu dans notre liberté ; ce n’est pas une “cage” ou un poids qui nous est mis sur le dos. C’est au contraire l’initiative amoureuse avec laquelle Dieu vient à notre rencontre et nous invite à entrer dans un grand projet dont il veut nous rendre participants.
• Le Seigneur ne veut pas que nous nous résignions à vivre au jour le jour en pensant que, au fond, il n’y a rien pour quoi il vaille la peine de s’engager avec passion et en éteignant l’inquiétude intérieure pour chercher de nouvelles routes à notre navigation.
• La vocation est une invitation à ne pas nous arrêter sur le rivage avec les filets à la main, mais à suivre Jésus au long de la route qu’il a pensée pour nous, pour notre bonheur et pour le bien de ceux qui sont autour de nous.
• Naturellement, embrasser cette promesse demande le courage de risquer un choix. Cela signifie que pour accueillir l’appel du Seigneur, il convient de se mettre en jeu avec tout soi-même et de courir le risque d’affronter un défi inédit.
• L’existence chrétienne naît et se développe justement dans la communauté ecclésiale, surtout grâce à la Liturgie, qui nous introduit à l’écoute de la Parole de Dieu et à la grâce des sacrements ; c’est là que, depuis le plus jeune âge, nous sommes initiés à l’art de la prière et au partage fraternel.
• Ne soyez pas sourds à l’appel du Seigneur ! S’il vous appelle pour ce chemin, ne tirez pas votre épingle du jeu et faites-lui confiance. Ne vous laissez pas contaminer par la peur, qui nous paralyse devant les hauts sommets que le Seigneur nous propose. Rappelez-vous toujours que le Seigneur promet la joie d’une vie nouvelle, qui comble le coeur et anime le chemin.

Père Gabriel Alarcon