Dimanche 11 septembre 2022 – 24ème dimanche du Temps Ordinaire (Année C)

« Le Pardon des péchés »

 Le pardon de Dieu est inauguré en nous par le Baptême. Dans le grand Credo de Nicée-Constantinople, chaque personne croyante est appelée à affirmer avec les autres qu’elle reconnaît « un seul baptême pour le pardon des péchés. » 

Soit dit en passant, à l’image du baptême lui-même qui est toujours donné un par un, une par une, ce qui nous constitue comme personnes croyantes dans l’Église est quelque chose de personnel : non pas « Nous croyons », mais : « Je crois. » 

Cependant, c’est dans l’unique baptême que nous sommes tous plongés un par un, une par une. Cet unique baptême, c’est celui que le Christ a vécu dans le mystère de sa mort et de sa Résurrection, ce mystère auquel nous sommes associés en recevant le baptême, en recevant du fait même le germe de notre propre Résurrection future, et la grâce de vivre selon cette promesse. 

Cet unique baptême réunit dans l’unité tous les Chrétiens de toutes les Églises, par-delà leurs divisions. Il crée entre le Christ et chacune des personnes baptisées un lien personnel – lien qui est conscient lorsqu’on est baptisé adulte, adolescent ou enfant déjà grand, ou qui devient conscient lorsqu’ayant reçu le baptême en notre petite enfance, portés par la foi de celles et ceux qui nous ont présentés, nous découvrons ce que nous avons reçu grâce à l’enseignement qui nous est donné. 

Cet enseignement ne saurait être complet s’il passe sous silence ce « pardon des péchés. » Le rappel de nos péchés comme le rappel du pardon de Dieu ne sont pas faits pour nous plonger dans la tristesse et entretenir en nous la culpabilité, mais bien au contraire pour raviver en nous la joie de nous savoir aimés de Dieu, et le désir de mieux répondre à son amour en témoignant de Lui au milieu de ce monde hostile et tragique. 

De même le Sacrement du Pardon, donné lui aussi un par un, une par une, est d’abord et avant tout un rappel de notre Baptême, et c’est bien ainsi qu’il faut le présenter aux personnes qui se préparent à le recevoir, pour qu’elles le vivent non pas dans la peur d’être jugées, mais dans la joie de voir leur vie chrétienne relancée. 

Père Bertrand Bousquet, vicaire

Menu