Edito

Dimanche 25 avril 2021 – 4ème dimanche de Pâques (B)

Mort au péché une fois pour toutes

Pour que notre vie soit une « vie à Dieu », le Fils Eternel s’est incarné pour s’identifier à nos fautes, les expier totalement en mourant au péché « une fois pour toutes » et nous rendre capables, par sa Grâce et sa Vérité, de vivre et mourir pour son Père en nous unissant à la Pâque de l’Agneau. 

Une telle transformation transcende la simple amélioration morale de nos mentalités et comportements en une transfiguration de l’être intérieur par la Parole de Vérité et l’Esprit de Sainteté, à condition que nous les laissions faire. 

Autrement dit, notre conversion est bien l’oeuvre de Dieu et le fruit de son initiative, mais requiert l’adhésion reconnaissante et docile du pécheur que nous sommes. Ceci représente notre part du combat contre l’Adversaire qui veut notre perte. 

Dès les origines, il essaie de nous faire croire que la vie est leurre. En riposte, le Christ s’est fait un leurre pour lui, lui faisant croire que, « ver et non pas homme » cloué sur une croix, il était, aux yeux de tous, abandonné par Dieu comme un ange déchu. En réalité, accomplissant parfaitement les Ecritures, il condamnait le mensonge à jamais et justifiait tout croyant par sa Résurrection. 

Il est bon de songer à tout cela, non seulement à cause de ce Temps Pascal, mais aussi par les temps qui courent et qui, avec un coup de tamis providentiel, séparent la farine des scories. L’homme a su très tôt instrumentaliser la mort à ses fins pécheresses et continue de le faire obstinément sous couvert d’‘avancées’ scientifiques et techniques. Nul doute qu’il fera de même avec tous les virus qu’il parviendra à dompter. Mais nous, les fidèles, nous sommes invités par le Seigneur à faire le tri entre ce qui, sous nos yeux, s’avère périssable et les oeuvres qui traversent la mort, parce qu’elles l’ont vaincue. 

Ce temps de grâce nous est offert, non pour juger le monde, mais pour que le monde soit touché et sauvé par nos témoignages. Cependant, accepterons-nous de nous détacher des “choses d’en bas” pour nous attacher une fois pour toutes aux “choses d’en haut” ? Prions les uns pour les autres, car l’enjeu vaut la peine qu’il procure, en nous établissant dans la joie inaliénable et incorruptible. Bon Temps Pascal !  

Père Ippolito Zandonella, vicaire