Dimanche 29 mai 2022 – 7ème dimanche de Pâques (Année C)

Nouvel archevêque

Nous avons donc un nouvel archevêque, Laurent Ulrich, qui nous vient de Lille, fort belle ville au demeurant.

Bien sûr, nous ne serions pas à Paris sans cela, les bruits fusent déjà : « il est de telle tendance », « il paraît qu’il veut supprimer ceci et cela », « on m’a raconté qu’il avait tel défaut ». Je ne m’attarderai pas à ces enfantillages.

La vérité, c’est que je ne le connais pas. Nous aurons le temps de découvrir les merveilles que l’Esprit Saint fera par son ministère, et aussi, parce que ce n’est qu’un homme comme vous et moi, pour découvrir ses limites.

Le point qui me semble important, c’est que nous ayons un archevêque. Mgr Pontier a fait, en peu de temps, un travail remarquable d’apaisement, d’unité, de fraternité. Mais il n’était qu’administrateur.

L’évêque titulaire, c’est l’homme que le Christ s’est choisi pour porter un peuple et lui annoncer l’Évangile. Après toutes les épreuves que notre diocèse a traversées, la CIASE, la cathédrale, l’affaire Aupetit, nous avons besoin d’un tel symbole qui nous aide à nous rapprocher de Jésus et à rester unis. Cela sera sans doute encore un de ses chantiers majeurs : travailler à la communion, à la fraternité.

De nombreux évêques de France, de nombreux sociologues des religions, soulignent le caractère très divisé du peuple de Dieu en France : divisions autour de la liturgie, de la manière de communier, divisions autour des questions de l’Islam et de l’immigration, autour de l’identité nationale, divisions autour de tel ou tel texte de François, etc. Bien sûr Paris faisant tout mieux que les autres, les divisions y sont plus vives, et aussi plus intellectualisées.
Il faudra donc à notre évêque beaucoup de délicatesse, de fibre paternelle, pour travailler à l’unité dans ces conditions. C’est la grâce que je demande pour lui.

Père Matthieu Villemot, vicaire

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