Edito

Dimanche 1er juillet 2018 – 13ème dimanche du temps ordinaire (B)

Ordonnés

L’Eglise distingue le sacerdoce baptismal, commun donc à tous les disciples du Christ, et qui permet à chacun de porter du fruit dans la vie quotidienne, du sacerdoce ministériel qui s’ajoute au premier en mettant les candidats au service du peuple chrétien.

Si les ministères institués de l’acolytat et du lectorat ne sont pas encore très répandus dans nos diocèses, nous constatons en revanche que le Sacrement de l’Ordre comporte trois degrés: le diaconat, le presbytérat et l’épiscopat qui ordonnent à l’Eglise les diacres, les prêtres et les évêques. Permanents, le candidat revêt ces degrés l’un sur l’autre.

En fait, ils actualisent, dans les pécheurs que nous sommes, le triple ministère du Christ: prophétique durant sa Prédication, sacerdotal dans sa Passion et seigneurial dans ses Résurrection et Session à la droite du Père. Le premier correspond au “munus propheticum” ou don de la Parole conféré au diacre en tant que serviteur de l’Evangile, le deuxième au pouvoir de pardonner les péchés et de présider l’Eucharistie conféré au prêtre et le troisième à l’effusion de l’Esprit Saint dans les Confirmations et les Ordinations conféré à l’évêque. Notons, au passage, que ce dernier est le seul à pouvoir prétendre pleinement au titre de Monseigneur, puisqu’il partage les fonctions que le «Christ et Seigneur» exerce toujours et exercera jusqu’à la fin des temps.

Par rapport au sacerdoce baptismal qui est commun au Corps entier de l’Eglise en tant qu’Epouse, le sacerdoce ministériel configure ses candidats à l’Epoux, pour qu’ils pourvoient le peuple chrétien de la vie sacramentelle nécessaire au Salut.

Prions pour ceux que le Seigneur a appelés à une si grande tâche cette année, conscients qu’elle nous dépasse infiniment pour mieux attester la proximité du Dieu vivant et vrai.

Père Ippolito Zandonella, vicaire