Dimanche 2 janvier 2022 – Epiphanie du Seigneur (Année C)

« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie »

Le terme épiphanie désigne la manifestation de Dieu aux païens représentés par les mages, communément appelés rois de l’Orient. En les faisant intervenir, saint Matthieu veut faire comprendre que la venue du Fils de Dieu, n’est pas limitée au seul Peuple de Dieu, mais à toutes les personnes de bonne volonté qui le cherchent en vérité. 

Parce que les mages avaient confiance en leur savoir et qu’ils étaient des chercheurs de vérité, ils ont pu se mettre en route pour aller à la rencontre de Dieu fait Homme. Dieu parle au coeur de chaque homme qui se fait chercheur de bonté, de beauté, et de vérité qui sont des indices visibles que Dieu laisse dans notre monde comme autant de lumières à suivre pour le rencontrer. Dans notre vie, plusieurs lumières brillent et nous mettent en marche. Les lumières éphémères qui vont et viennent comme les petits plaisirs de la vie mais qui ne suffisent pas car elles durent peu. Les lumières éclatante et séduisantes de la mondanité, de l’argent, de la reconnaissance et du succès qui promettent tout et tout de suite, mais avec leur force aveuglante, nous font passer des rêves de gloire à la plus épaisse des obscurités. Les mages, confrontant leur connaissance à la grâce, ont préféré suivre une lumière stable et douce, une lumière qui n’est pas de ce monde. Cette lumière est la lumière de notre Seigneur, c’est notre Seigneur, qui resplendit au plus profond du coeur. Aujourd’hui, malheureusement, l’attachement à cette lumière divine, à la Vérité, est plutôt considéré comme synonyme de dogmatisme, de fondamentalisme et d’intolérance, plutôt que comme une manifestation de la raison éclairée par Dieu. On refuse de reconnaitre la souveraine réalité de Dieu. Par souci de plaire à notre entourage et à notre temps, ne cherchons pas à frelater l’Évangile, à le falsifier ou à l’édulcorer en vue de l’adapter aux mentalités et aux idéologies qui nous éloignent de la lumière divine. Selon notre nature profonde, nous sommes faits pour être uni à Dieu en qui se trouve le véritable bonheur. Dieu est la seule lumière qui nous révèle notre raison d’être. 

Les mages reflètent ainsi l’image de tous les hommes qui, dans leur vie, ne se sont pas laissé hypnotiser le coeur par les fausses lumières. Ils ont la nostalgie de Dieu, celle qui permet de garder les yeux ouverts devant les tentatives de réduction et d’appauvrissement de la vie. Les mages ont pu adorer parce qu’ils ont eu l’audace de marcher et, se prosternant devant le nouveau-né de la Crèche, inconnu, pauvre, sans défense, ont découvert la Gloire de Dieu. 

Père Guillaume Radenac, vicaire

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