Edito

Dimanche 6 septembre 2020 – 23ème dimanche du temps ordinaire (A)

 Sainte Geneviève, toujours plus d’actualité

Comme le titrent plusieurs journaux, c’est une rentrée bien particulière, remplie de contraintes et d’incertitudes. Les mails que nous recevons annonçant des événements divers se terminent par « l’événement est suspendu à l’évolution des conditions sanitaires ». Il peut sembler difficile de caser une vie de paroisse dans tout cela. 

C’est pourtant très nécessaire. Très nécessaire pour prier le Seigneur de venir à notre aide et de mettre un terme à la pandémie. Il a après tout promis qu’il exaucerait la prière de deux ou trois réunis en son nom. Rappelons-lui cette promesse. Très nécessaire pour rappeler au monde une espérance. La situation actuelle malgré ses difficultés sanitaires, économiques, humaines, n’est pas la fin de tout. Le Christ est toujours à l’oeuvre. Encore une fois, il traverse la tempête en marchant sur les eaux. Il va même faire porter du fruit à cette épreuve, certains en témoignent déjà. Notre solidarité autour des messes filmées durant le confinement en est un. La vie de la paroisse est très nécessaire pour rappeler la véritable valeur de la vie terrestre. La vie terrestre a une vraie dignité, que le Concile Vatican II nous a demandé de mettre en avant, de promouvoir et de défendre. De ce point de vue, les catholiques doivent être exemplaires dans le respect des règles comme nous essayons de l’être à nos messes. Redisons notre gratitude aux personnels soignants. Mais comme le rappelle aussi le concile, la figure de ce monde passe, le dernier mot n’est pas dans cette vie-ci. Nous sommes faits pour la résurrection, la vie dans la Gloire avec le Christ. Cela peut conforter ceux qui ont perdu un proche quelle qu’en soit la cause et nous aider à ne pas vivre la situation de manière excessive. 

Nous sommes dans l’année sainte Geneviève. Continuons à la prier de secourir encore une fois les Parisiens, mais aussi de leur apprendre comment rester sereins face à la catastrophe, elle qui en a connu de bien plus meurtrières que les nôtres. 

Père Matthieu Villemot, vicaire