Edito

Un nouvel évêque

Dimanche 8 septembre 2019 – 23ème dimanche de Pâques (C)

Vendredi dernier, l’archevêque assisté de deux autres évêques a ordonné évêque le père Philippe Marsset, vicaire général du diocèse. C’est l’occasion pour nous de méditer un instant sur le mystère de l’épiscopat.

Les évêques, en tant que collège, sont fondamentalement les successeurs des apôtres. Ils en ont reçu la mission, d’évangéliser le monde, de favoriser la charité. Les évêques ont une triple charge d’enseigner, de sanctifier, de gouverner. Ils doivent annoncer l’évangile, veiller à ce que les sacrements soient conférés dignement et avec charité pastorale, assurer la bonne conduite du peuple qui leur est confié.

Les évêques sont d’abord un collège. Le concile Vatican II a remis en lumière cet aspect fondamental. Il en allait ainsi des apôtres. Jésus les avait appelés tous les douze ensemble, en corps organisé, avant de donner à chacun sa mission. L’Église actuelle veille à mettre en avant cet aspect par les diverses réunions d’évêques devenues habituelles : le consistoire (qui ne concerne que les cardinaux, mais ils sont tous évêques aujourd’hui), le synode réuni régulièrement, les conférences épiscopales des différents pays ou régions. Le collège des évêques a pour tête le pape avec qui ils doivent être en communion. C’est le pape qui nomme les évêques. Il en allait de même, encore une fois, des apôtres, qui avaient Pierre pour chef.

Ce collège manifeste deux choses au moins : d’une part, l’unité que Jésus veut donner à son Église. D’autre part, le fait que la mission d’évangéliser dépasse les forces et l’autorité d’un seul homme quel qu’il soit. Nul n’est l’Église à lui tout seul.

Pour toutes ces raisons, l’évêque doit particulièrement veiller à l’unité du peuple qui lui est confié. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). Cette unité n’est pas une rigidité administrative, le Christ la rapporte à l’unité de la Trinité, c’est donc une unité d’amour qui ne peut se construire que par la grâce du Christ dont l’évêque est le ministre par excellence.

Rendons donc grâce pour ce don qui nous est fait qui nous rappelle de quel amour Jésus aime son Église.

Père Matthieu Villemot, vicaire