Edito

Dimanche 2 décembre 2018 – 1er dimanche de l’Avent (Année C)

Voici l’Avent !

Adventus, cela veut dire « avènement ». Dans le langage chrétien, l’Avent fait référence à la venue de Jésus Christ. En effet, la liturgie chrétienne nomme « Avent » les quatre semaines qui précèdent la fête de Noël, et elle profite de ce temps pour que tous se préparent dans la prière et l’espérance à la venue du Seigneur Jésus. Le temps de l’Avent est une période privilégiée dans l’année liturgique : il nous invite à nous rappeler du passé, nous encourage à vivre le présent et nous appelle à préparer l’avenir.

Nous rappeler du passé : Il s’agit de célébrer et de contempler la naissance de Jésus à Bethléem. Jésus est né en notre chair, pauvrement, humblement dans une modeste crèche. Il vint comme l’un de nous, homme parmi les hommes. Voilà sa première venue.

Vivre le présent : c’est vivre la présence de Jésus en nous chaque jour de notre vie, et à travers nous, vivre sa présence quotidienne dans le monde. Il s’agit pour nous de vivre en étant toujours vigilants, en marchant vers le Seigneur dans la justice et l’amour.

Préparer l’avenir : c’est nous préparer à la venue définitive de Jésus-Christ quand « il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts », comme il est dit dans le Symbole de Nicée-Constantinople : « Alors il reviendra comme Seigneur et comme juge de toutes les nations et ainsi instaurera définitivement toutes choses en lui. » Dans l’Évangile, plusieurs fois Jésus nous parle de sa seconde venue et, en même temps, il nous précise bien que nul ne connaît ni le jour ni l’heure.

Voilà pourquoi l’Église nous invite dans ce temps de l’Avent à nous préparer : « Ignorants du jour et de l’heure, il faut que, suivant l’avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s’achèvera le cours unique de notre vie terrestre, d’être admis avec lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d’être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l’ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents » (Catéchisme de l’Église Catholique, 1036).

Enfin, l’Avent est le temps liturgique pour prendre conscience de notre histoire, une histoire dans laquelle Dieu est partie prenante car c’est pour nous qu’il est venu et qu’il viendra. C’est pourquoi la liturgie dirige vers Dieu cette prière quotidienne dans le rite de la communion : « … par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur ».

Cela signifie que l’Avent c’est aujourd’hui, et que l’Avent c’est toujours.

Père Gabriel  Alarcon